Lorsqu’elles sont installées dans nos intérieurs, nos plantes vertes sont à l’abri des variations de la météo, à l’exception de la lumière disponible. Mais une fois que nous les avons sorties au balcon pour l’été, elles sont bien plus exposées. Soleil parfois brûlant, canicules, orages violents… Voici quelques idées pour protéger nos plantes pour qu’elles passent un bel été, et nous aussi.
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ToggleSoleil brûlant
Normalement, nous avons sorti nos plantes d’intérieur de manière progressive, au milieu du printemps. Elles se sont donc habituées au soleil, direct ou tamisé selon leur emplacement, choisi avec soin selon leurs besoins.
Trop de soleil peut brûler
Mais, puisque nous avons déréglé le climat, le soleil peut devenir particulièrement brûlant certains jours. Je n’ai jamais eu de telles températures en été depuis que je suis installée en Normandie, et ça se fait ressentir à la fois sur les besoins en eau de nos plantes que sur les feuillages.
Chaque plante va réagir différemment, en fonction de l’espèce, de son état de santé et des soins qu’elle reçoit.
Par exemple, les jeunes plantes et celles un peu fragilisées (attaque de ravageurs, oubli d’arrosage…) vont plus rapidement montrer des signes de coups de soleil ou de brûlure sur le feuillage. Une succulente supportera plus facilement un soleil brûlant qu’une plante avec un feuillage moins épais et donc moins protégé.
Protéger des coups de soleil
La seule manière de protéger tout le monde de manière systématique est d’ombrager nos plantes, soit de manière artificielle (voile d’ombrage, parasol…), soit en les installant sous les arbres ou une autre végétation. Mes tomates font un ombrage parfait pour mes fougères quand elles atteignent un développement suffisant.
Je n’ombrage pas de manière systématique pour deux raisons. D’abord, ça demanderait une installation que je ne possède pas (et dans laquelle je n’ai pas forcément envie d’investir étant locataire).
Ensuite, si j’ombrageais mon balcon, mes succulentes ne prendraient pas cette jolie teinte rouge ou bronze que j’aime tant. Cette couleur rouge, on l’appelle le sun stress. C’est une réaction causée par une forte exposition au soleil, sur les feuilles existantes ou sur les nouvelles feuilles. C’est une couche de pigments qui vient protéger la plante, exactement comme notre bronzage !
Sun stress sur une Crassula
Brûlure due à une combinaison d’un soleil trop puissant et d’un manque d’arrosage
Fortes chaleurs
Les canicules deviennent un motif récurrent de nos étés, nous devons donc apprendre à y faire face. Nos plantes viennent des tropiques. Pour la plupart d’entre elles, de fortes chaleurs ne sont pas un souci (à l’exception de celles issues des régions montagneuses, plus fraîches).
Pour que tout se passe bien, nous devons les mettre dans de bonnes conditions, d’autant que, très souvent, ces épisodes de fortes chaleurs arrivent brutalement et les plantes n’ont pas le temps de s’adapter.
Créer une atmosphère propice
Quand un épisode de canicule est annoncé, je vérifie toujours les conditions de mes plantes. Si elles sont fragilisées pour une quelconque raison, j’ai tendance à les rentrer pour les garder au “frais”. C’est relatif, mon appartement n’est pas le mieux isolé du monde, mais ce sont quelques degrés qui pourraient faire toute la différence.
Ensuite, j’ombrage comme je peux les plantes qui ne supporteront pas le soleil brûlant qui va avec, en déplaçant certaines plantes à l’ombre des tomates ou en renversant une cagette au-dessus.
Qui aurait cru que ta collection de tomates au balcon servaient à autre chose à satisfaire ton addiction aux tomates-cerise ?
Enfin, je m’assure qu’aucune plante n’est toute seule. Lorsque nous regroupons nos plantes, la vapeur d’eau qu’elles transpirent permet de créer un microclimat plus humide, qui leur est bénéfique.
Astuce bonus : si vos pots sont en plastique et de couleur foncée, le substrat va chauffer plus vite au soleil. Vous pouvez le protéger un peu en l’ombrageant, en l’isolant du soleil avec une planche ou même avec une peinture blanche comme celles qu’on utilise sur les serres en horticulture. Au pire, le blanc de Meudon fera l’affaire, mais il faudrait le réappliquer après chaque pluie.
Ne pas se planter sur l’arrosage
L’arrosage est plus délicat à gérer pendant les périodes de canicule, parce que la marge de tolérance de nos plantes est moins importante que d’habitude. Et puis, il faut avouer qu’on se dit un peu que, comme nous, elles doivent mourir de soif !
C’est un peu plus compliqué que ça. Quand il fait très chaud, les plantes ferment leurs stomates, les pores au niveau de leurs feuilles. Elles ne peuvent plus transpirer et donc évitent de se déshydrater.
Ce mécanisme de survie a un défaut : la sève ne circule plus dans la plante tant que les stomates sont fermés. Du coup, elles deviennent un peu molles et on a l’impression qu’elles font la tête. Vous savez, comme quand la tête de la tige de la tomate est toute molle ?
Non, elle n’a pas soif, elle s’économise.
Exactement ! Si elle ne perd pas d’eau par transpiration, elle n’en absorbe pas non plus. Donc inutile d’arroser comme si elle revenait de la traversée du désert.
L’arrosage se fait uniquement lorsqu’elle en a besoin, donc testons nos sols à chaque fois, tôt le matin et tard le soir s’il le faut. Oui, c’est chronophage, mais c’est sur quelques jours à peine et ça nous évitera de les noyer.
Et on n’hésite pas à vérifier ou installer des méthodes d’économie d’eau au balcon, pour éviter le gaspillage. C’est d’autant plus important que l’eau est une ressource précieuse et de plus en plus rare.
Rassembler nos plantes les aider à s’entourer d’une atmosphère plus fraîche
Pieds dans l’eau pour certaines, oyas pour d’autres… L’important est de répondre à leurs besoins.
Petite bruine ou grosse averse ?
Très souvent, nos balcons sont abrités de la pluie par le balcon au-dessus du nôtre. Mais certains sont plus exposés que d’autres, voire sont totalement ouverts aux éléments. Ce qui signifie que nos plantes profitent de la pluie.
Mais quand les pluies sont importantes, nos plantes sont vite inondées. Ce n’est pas un problème, sauf si l’eau ne peut pas s’évacuer librement. Si elle reste trop longtemps dans le terreau, les racines vont mourir d’asphyxie.
Je retire systématiquement toutes les soucoupes de mes plantes sur le balcon et je m’assure de toujours utiliser des pots percés, pour éviter les risques de noyade de mes plantes. Si vous gardez vos soucoupes et vos cache-pots sur le balcon, n’oubliez pas de les vider après les averses et l’arrosage.
Seules exceptions : les plantes de berge, comme les Colocasia et les papyrus, qui vivent les pieds dans l’eau dans leur milieu naturel, et les fougères, à qui j’aime bien laisser un fond d’eau quand il fait beau et chaud.
Orages violents
Les orages peuvent être particulièrement violents en été, avec de fortes rafales de vent, des pluies diluviennes ou des averses de grêle. Autant d’épisodes qui peuvent abîmer nos plantes, d’intérieur comme d’extérieur.
L’avantage de nos plantes vertes, c’est d’être en pot et donc d’être déplaçables ! Lorsque les prévisions météorologiques annoncent un orage violent, nous avons donc deux choix : laisser nos plantes à leur place sur le balcon – avec le risque d’avoir de sérieux dégâts – ou les mettre à l’abri.
Étant sur un balcon plutôt protégé, je me contente de pousser contre la façade de l’immeuble les plantes tropicales qui sont normalement le long de la balustrade, notamment les Colocasia et leurs grandes feuilles. Je n’ai pas particulièrement envie de les voir hachées menu en cas de grêle.
Si tu me laisses dehors et qu’il grêle, je t’envoie une invasion de pucerons !
Mais si votre balcon est plus exposé, il ne faut pas hésiter à rentrer les plantes à l’abri le temps de l’intempérie. Garage, véranda… tout est OK, ce n’est que pour quelques heures, donc les conditions de lumière ne sont pas particulièrement problématiques.
Protéger ou ne pas protéger nos plantes vertes au balcon ?
Installer nos plantes d’intérieur au balcon, c’est leur offrir une cure de lumière, des vacances, mais ça n’est pas sans risque. Les conditions sont plus difficiles et moins contrôlées que dans nos intérieurs.
Certain-e-s pourraient vouloir les protéger de tout, d’autres de rien. Je préfère un intermédiaire, probablement parce que mon balcon est naturellement protégé puisqu’il donne sur une cour intérieure. Mes priorités sont de m’assurer que mes plantes ont l’exposition qu’elles peuvent supporter sans risque et qu’elles ont assez d’eau. Pour le reste, je ne suis pas à la recherche de la plante parfaite, donc une feuille abîmée ou deux n’est pas un souci.
L’important, c’est de faire comme vous, vous le sentez. Vous préférez être très protecteur-trice avec vos plantes ? Allez-y, j’espère vous avoir confié assez d’astuces pour vous aider dans cette quête. Et si vous êtes plutôt de la team “laisser faire la nature”, c’est tout aussi valable !
S’il vous reste des questions, je suis disponible dans les commentaires ou directement sur Instagram. Je suis certaine que nous trouverons une réponse ensemble.
Bon jardinage, et profitons bien de nos plantes.
