J’ai adopté l’autre jour, par coup de cœur, une toute petite fougère adorable, l’Actiniopteris australis. Elle m’a donné envie de faire un terrarium. Pas un de ces incroyables biotopes miniatures (un jour, j’en ferai un et je vous embarquerai dans l’expérience), mais un petit terrarium en bonbonnière. Ils sont faciles à réaliser et constituent un superbe cadeau à offrir, que l’on peut personnaliser à volonté !
Au sommaire dans cet article
ToggleQuelques règles simples avant de faire un terrarium
Le principe d’un terrarium, c’est d’installer des plantes dans un espace clos (vase, bocal, vivarium…). Elles vont y créer leur propre écosystème et demandent alors très peu d’entretien de notre part lorsque les terrariums sont fermés. Je n’ai pas ouvert certains de mes terrariums-bonbonnières depuis des années, sauf pour prélever une bouture ou deux. Mais, pour que cette magie opère, respectons quelques règles.
Le contenant
Pour réaliser un terrarium simple, nul besoin d’investir dans un vivarium. Une bonbonnière, un petit aquarium, un grand vase ou photophore… Bref, le récipient importe peu du moment qu’il n’est pas fendu et que ses parois sont transparentes.
Car la lumière reste indispensable à la survie de nos plantes, même en terrarium ! Et puis, le but du jeu est aussi de pouvoir admirer nos plantes. Il serait dommage de les enfermer dans un récipient opaque, non ?
Enfin, gardons en tête l’emplacement de notre terrarium. Comme il s’agit d’un espace clos, la température peut vite augmenter à l’intérieur. Il faudra donc veiller à ce que notre terrarium ne soit pas exposé en plein soleil durant les heures les plus chaudes de la journée, pour éviter que nos plantes ne cuisent pas à l’étouffée… littéralement.
💡 Si vous offrez ce terrarium, pensez à passer le message en même temps. Il serait dommage que ce terrarium disparaisse à cause d’une question d’emplacement.
Les plantes
Toutes les plantes ne sont pas adaptées à la culture en terrarium, en particulier des terrariums aussi petits qu’une bonbonnière.
Oublions toutes les plantes succulentes et autres plantes qui demandent une période de sécheresse relative. Les terrariums sont des milieux chauds et humides, nos succulentes ou cactus y pourriraient très rapidement.
💡 D’ailleurs, si vous trouvez dans le commerce des terrariums avec des cactus, ne les adoptez pas. Ils sont souvent très mignons mais ils ne dureront pas dans le temps.
Oublions aussi toutes les grandes plantes ou celles à croissance rapide. Pour la petite anecdote, j’ai adopté ma première Monstera deliciosa au rayon “terrarium” d’une jardinerie. Quand on sait que, 8 ans plus tard, ma Monstera a atteint plus de 2 m de haut et de large pour des feuilles de 80 cm de diamètre, on se doute bien que non, ceci n’est pas une plante adaptée à la culture en terrarium.
Pareil pour des plantes comme les pothos dorés ou argentés. Avec leur croissance rapide, ils vont très vite envahir leur terrarium et étouffer leurs voisines.
Non, ce qu’il nous faut pour faire un terrarium, ce sont des plantes :
- de petite taille même à l’âge adulte ;
- de croissance lente (ou alors qui supporte d’être taillées souvent) ;
- qui aiment l’humidité constante.
Comment faire notre premier terrarium ?
Ça y est, vous avez choisi votre contenant et vos plantes ? Alors, c’est parti pour faire notre premier terrarium. Vous allez voir, c’est un véritable jeu d’enfant. Il faut juste un peu de patience (et d’habileté) pour tout assembler et créer un nouvel univers.
Matériel
- un contenant (bocal, bonbonnière, vase, grand photophore…) en verre ou en plastique transparent ;
- un terreau adapté à nos plantes. J’ai utilisé ici mon mélange ‘Aracées’ maison, qu’une grande partie de mes plantes d’intérieur apprécient. Mais un terreau pour plantes vertes de bonne qualité avec un peu de perlite en plus pour en améliorer le drainage convient tout à fait;
- nos stars du jour, aka nos petites plantes.
Pour ce terrarium, j’ai choisi :
- ma fameuse petite Actiniopetris australis
- un petit Begonia solimutata. Je sais qu’il va rapidement devenir trop grand pour ce terrarium, mais il sera alors plus robuste et prêt à rejoindre une étagère.
- quelques boutures fraîchement coupées de Fittonia albivenis, une petite plante au feuillage veiné de blanc, couramment utilisée dans les terrariums.
Première étape : le sol
La première étape est très simple. Dans votre terrarium bien nettoyé, vous apportez une généreuse couche de terreau. N’hésitez pas à imaginer un peu de relief, des coins plus hauts ou plus bas pour composer un décor plus complexe. Ce n’est pas le relief final, mais ça vous donne une première idée de ce que vous voulez faire.
Certain-e-s se demandent peut-être pourquoi je n’ai pas prévu de graviers ou de billes d’argile pour le fond de mon terrarium. Pendant très longtemps, on a pensé qu’une couche de drainage au fond d’un pot évitait que le terreau reste trempé : un espace de stockage d’eau en quelque sorte.
Mais on sait maintenant que le terreau reste trempé au contact de cette couche de “drainage”. Les racines ont autant de risque de noyade avec ou sans cette couche. Je préfère l’oublier, pour gagner de la place pour les racines de mes plantes.
💡 J’aime bien arroser une première fois à ce moment-là, de préférence avec un pulvérisateur ou à l’arrosoir, mais directement sur la paroi pour ne pas remuer le décor. Attention à ne pas détremper le terreau, c’est la seule difficulté dans la réalisation du terrarium.
Deuxième étape : la plantation
Il est temps de passer à la partie fun de cette composition : la plantation. Alors fun, oui, mais également celle qui demande un peu de patience. En effet, ce n’est pas toujours facile de planter au fond d’une bonbonnière ou d’un vase au col un peu refermé.
J’ai choisi le mien de manière à pouvoir passer au moins une main dedans sans souci. Mais si l’ouverture est étroite, vous allez devoir rivaliser d’habileté pour installer vos plantes avec des baguettes. Ce qui peut être très amusant à observer, si vous faites un atelier terrarium entre ami-e-s ou en famille.
La plantation n’est, sinon, pas différente d’un rempotage. Pensez à décompacter en douceur le bas de la motte avant d’installer vos plantes dans le terrarium, pour aider l’installation des racines. Retirez aussi les feuilles mortes ou abîmées. Il est plus simple de le faire maintenant qu’une fois la plante dans son nouvel univers.
On vérifie que nous n’avons pas enterré le collet des plantes (la base de la tige), puis on tasse le terreau autour des plantes du bout des doigts (ou avec un bouchon de liège piqué au bout d’un pique à brochette si le col est étroit). Si, comme moi, vous avez opté pour des boutures fraîchement coupées, c’est le moment de les piquer dans le terreau.
Troisième étape : les détails (facultatif)
Nous pouvons nous arrêter ici dans la composition de notre terrarium. Mais, si nous voulons aller un peu plus loin, c’est le bon moment pour rajouter des détails. Une petite figurine, un joli caillou ou un peu de mousse sur le sol…
L’avantage des terrariums de ce style, c’est que les seules limites sont les dimensions du terrarium et notre imagination. J’hésite encore pour celui-ci. Peut-être que je ramasserai un peu de mousse lors de ma prochaine balade pour en tapisser le fond.
Quatrième étape : nettoyage et arrosage
Une fois que nous sommes satisfait-e de notre composition, il reste deux petites choses à faire avant d’installer ou d’offrir notre terrarium.
Commençons par un nettoyage des parois intérieures parce que, soyons honnêtes, il y a toujours un peu de terreau qui s’y colle. Un petit chiffon légèrement humide suffit généralement, mais attention à être délicat-e pour ne pas rayer le verre. S’il y a de la terre sur les feuilles, n’hésitez pas à la déloger avec un petit pinceau.
Enfin, un dernier arrosage au vaporisateur en étant généreux sans pour autant détremper le terreau. Surtout si on a procédé au premier arrosage avant plantation !
Vous voilà l’heureux-se propriétaire d’un terrarium !
Et voilà ! Il est temps de fermer le terrarium, si le vôtre a un capuchon ou un bouchon. Il ne devrait pas demander d’entretien en dehors d’une belle exposition et, éventuellement, d’une petite taille ou d’un nettoyage. Dans mes terrariums fermés, j’interviens une ou deux fois par an, et encore.
Le mien reste ouvert, puisqu’il ne possède pas de capuchon. Il faudra donc que je l’arrose de temps en temps, car l’humidité n’est pas recyclée, au contraire d’un terrarium fermé. Ça reste moins souvent qu’une culture en pot, et cela me permettra de suivre la croissance du Begonia et d’intervenir avant qu’il pique toute la place à la petite fougère.
Transformer une bonbonnière ou un grand photophore en terrarium est d’une simplicité enfantine. C’est aussi un cadeau sympathique à offrir à nos proches, que ce soit pour les fêtes ou pour toute autre occasion. Mais, ça peut aussi être l’occasion de réaliser une activité entre ami-e-s ou en famille.
Si vous avez des questions sur la réalisation ou l’entretien de ce type de terrarium, ou si vous avez des doutes sur le choix des plantes, n’hésitez pas à les laisser dans les commentaires ou me contacter directement ici ou sur Instagram. Je vous aiderai avec plaisir.
Bon jardinage et profitons bien de nos plantes !
